Historique

La première occupation humaine du site de LA BIOLLE semble remonter à 3000 ans avant notre ère, si l’on se réfère aux fouilles officielles effectuées dans les grottes de Savigny.
Il s’agirait d’un des points les plus au sud de la civilisation de « Cortaillod et Cordée » dite du Néolithique récent.

A l’époque romaine, LA BIOLLE appartient à la « cité » de Vienne et à la province de Gaule Narbonnaise. Les implantations romaines ou gallo-romaines sont nombreuses. Deux voies romaines empruntent d’ailleurs le territoire communal.

Après la longue période Burgonde et caroligienne, LA BIOLLE, située sur un couloir de passage nord-sud connaîtra bien des invasions comme tout l’albannais. Il faudra attendre le XIème siècle et l’arrivée de moines pour retrouver une certaine stabilité.

Le moyen-âge a également marqué son empreinte avec les ruines des châteaux de Montfalcon puis de Longefan. Les maisons fortes de Roasson, La Mollière et du Chef-lieu sont plus récentes, mais dignes d’intérêt.

Après la révolution, LA BIOLLE fut chef-lieu de canton du département du Mont Blanc.

Au début du 19ème siècle, LA BIOLLE est un village d'agriculteurs, de cabaretiers, de charpentiers ou encore de maçons.
Les deux fruitières constituent avec les cafés restaurants du chef-lieu, des écoles ou de la Croix du Sable, d’importants lieux de rencontre.

L'image de la commune telle que nous la connaissons aujourd'hui a été grandement façonnée au cours de ce 19ème siècle.
En 1850 l’Eglise de Notre Dame de l’Assomption fut édifiée. Cette Eglise est encore aujourd’hui un élément majeur du patrimoine communal.

En 1860, la Savoie fut à nouveau française, la population biollane vota massivement pour le rattachement à la France.

L’incendie de Tarency en 1842 puis le grand incendie de 1862 qui ravagea une grande partie du village et dont les pompiers d’AIX-LES-BAINS et d’ALBENS ne vinrent à bout qu’après un jour et une nuit d’efforts, marquèrent longtemps les mémoires.
Pour lutter contre ce fléau, en 1875, Jules Michon, rentier, conseiller d’arrondissement, officier de l’Académie, organisa à LA BIOLLE une compagnie de sapeurs-pompiers.
Celle-ci sera opérationnelle au début de l’année 1876.

En 1866, la construction du chemin de fer reliant AIX-LES-BAINS à ANNECY provoqua l’émoi du Conseil Municipal qui réclama officiellement la création d’une gare au bas de la côte (à Pont Combet) mais n’obtint pas même une réponse.

Près de 80 ans plus tard, les années 30 ont vu la construction de la belle école communale. Ce bâtiment est encore aujourd’hui occupée par nos jeunes pousses.

La commune de LA BIOLLE paya également son tribus aux guerres du 20ème siècle. Le monument aux morts témoigne de cet engagement des biollans.

La commune de LA BIOLLE a pendant longtemps maintenu une tradition agricole.
Aujourd’hui, la production laitière reste l’activité principale de ces paysans dans une commune qui compta jadis 2 fruitières.
Néanmoins, l’agriculture voit disparaître ses paysans surtout depuis 1950 pour ne plus en compter qu’une dizaine aujourd’hui.

Un peu plus tard, une petite zone artisanale fut réalisée au "Glatey" afin de favoriser l'implantation d'activités artisannales tandis que se développait l’habitat dont la belle réalisation de la Couvette au chef-lieu.

Cette réalisation et une urbanisation plus importante ont relancé la démographie locale.
Ce nouvel élan a permis le développement des activités sportives avec notamment la réalisation du nouveau stade au chef-lieu mais également associatives avec l’acquisition de la salle polyvalente de l’Ebène ou dans un passé plus récent la réalisation du Centre Culturel des Trois Bouleaux.

Les activités culturelles ne sont pas oubliées, avec notamment l’école cantonale de musique qui accueille de nombreux élèves depuis une vingtaine d’années.